Pourquoi j'ai fermé mes espaces aux hommes (et ce n'est pas par féminisme)
On me demande souvent pourquoi mes espaces d'accompagnement et mes soins collectifs sont réservés exclusivement aux femmes. On pose parfois dessus une étiquette politique ou féministe. La réalité est bien plus intime, bien plus brute : c'est une question de survie énergétique et de sécurité absolue.
Dans ma carte du ciel, ma Lune en Balance sur le Fond du Ciel, conjointe à Pluton, pointe directement l'un des plus grands chantiers de mon existence : la relation à l'autre, la mémoire des traumatismes et la déconstruction des jeux de pouvoir. Les blessures de ma propre histoire, croisées avec la mémoire de ma lignée, ont rendu l'accompagnement des hommes non seulement épuisant, mais toxique.
Bien souvent, la consultation thérapeutique se transformait à mon insu en un théâtre d'emprise où l'on tentait de me reléguer au rang de victime.
J'ai longtemps gardé le silence sur ce qu'il se passe dans l’intimité des consultations. Aujourd'hui, je brise ce protocole de réserve. La loi du silence ne sert que ceux qui franchissent les limites.
La parade des paons : quand la consultation devient un terrain de chasse
Voici un échantillon bien réel des dynamiques auxquelles j'ai dû faire face en séance individuelle avec certains clients :
Le confesseur inapproprié : Ce client qui m'avoue en toute décontraction tromper sa femme parce qu'elle refuse certaines pratiques sexuelles qu'il affectionne et qui me propose qu’on garde le contact car il sent que je suis plus “ouverte” et compréhensive.
Le profil sous emprise érotomane : Cet homme marié qui commence à me parler comme si nous entretenions une relation secrète, multipliant les familiarités et les sous-entendus par mail après la consultation jusqu'à ce que je le bloque définitivement. De loin, la pire consultation, un vrai porc !
Le manipulateur opportuniste : Celui qui partage les codes d’accès à mes espaces de formations à la meuf qu’il voulait pécho. En gros, il se servait de mon travail (et de mon énergie) pour se faire bien voir.
Le séducteur de VRP : Ce client qui passe la moitié de sa séance à « se vendre », à me montrer sa villa en Espagne comme sur Tinder, pour finir par me lancer : « Je suis surpris que tu sois aussi compétente, ton contenu est si soigné que je pensais que tu n'étais qu'une belle enveloppe. »
L'infidèle fier de l'être : Celui qui me liste ses exploits d'infidélité avant de me proposer textuellement de « boire un verre et plus si affinités ».
Le faux médium : Ce client qui affirme sentir que nous nous sommes connus dans une vie antérieure et me propose un soin pour « explorer notre lien ». Spoiler : il avait sorti le même refrain à l'une de mes clientes précédemment.
Aucun de ces hommes n'était là pour faire un vrai travail de conscience ou intégrer ses ombres. J'avais face à moi des paons en pleine parade nuptiale.
Ils ne voyaient même pas le problème dans leur comportement. Ils utilisaient l'espace thérapeutique pour se rassurer, consommer de l'attention féminine et pomper mon énergie. Je ne peux pas et je ne veux plus, exposer mes espaces collectifs à ce type de pollution vibratoire.
Abus de pouvoir et violences dans le milieu de l'invisible
Cette frontière, je l'ai également posée sur le plan personnel. Je refuse désormais catégoriquement de me faire accompagner par des praticiens hommes. Après avoir traversé des traumatismes physiques et émotionnels profonds dans mon passé, j'ai subi dans le milieu même de la spiritualité des dérives impardonnables :
Le chaman prétendant m'aider, qui finit par me confier que mon âme vient le masturber dans ses rêves.
Le thérapeute qui a tenté un envoûtement énergétique pour me rendre amoureuse de lui.
Le médium qui m'avoue froidement ressentir l'envie de me faire du mal, affirmant n'avoir jamais eu une telle pulsion de violence et d’humiliation envers une femme.
J'ai connu le viol, la manipulation, l'emprise et la violence physique. Si je ne peux pas effacer le passé, je refuse catégoriquement de subir la moindre violence dans mon travail.
Si j'ai fermé mes portes aux hommes, ce n'est pas pour faire passer un message idéologique : c'est pour garantir ma sécurité émotionnelle et vibratoire.
Est-ce que j'ai peur des hommes ? Oui.
Est-ce que j'ai la haine des hommes ? Absolument pas.
J'ai accompagné les personnes citées plus haut avec une conscience et une bienveillance irréprochables. Je continue d'ailleurs d'effectuer des soins pour des hommes de mon entourage proche, des êtres que je connais, que je respecte et avec qui le cadre de sécurité est total.
Mais dans mon activité publique, le constat est sans appel : ce n'est pas tous les hommes, mais c'est toujours un homme qui a franchi cette ligne rouge.
Recréer un sanctuaire : réapprivoiser son corps et sa sécurité
Si tu es une femme et que tu ne te sens plus en sécurité dans un monde où les rapports humains ressemblent trop souvent à un terrain de chasse, sache que tu n'as pas à te justifier de vouloir poser tes limites.
Ton corps, ton système nerveux et ton énergie ont besoin d'un espace où la garde peut enfin tomber. Un lieu où tu n'as ni à te protéger, ni à séduire, ni à performer.
C'est exactement pour cette raison que j'ai créé L'Enchanteresse.
L'Enchanteresse est pensée comme un véritable sanctuaire non-mixte : un espace sécurisé où déposer tes mémoires, réparer ton rapport aux autres et réapprivoiser la paix à l'intérieur de ton corps, loin du bruit et des jeux de pouvoir.
